Conceptions normatives de l’enfance et

politiques publiques éducatives

 

 

Il s’agit ici de présenter, à travers deux terrains, la manière dont s’influencent réciproquement savoirs savants, mouvements socio-politiques et institutions éducatives. Ces deux terrains sont d’une part, les conceptions de l’éducation du jeune enfant qui se sont imposées de l’après-guerre aux années 80, sous l’influence d’acteurs visant à appliquer à l’éducation familiale et au système scolaire les apports de la psychanalyse, de l’autre les réformes entreprises dans les années 70 pour combattre l’échec scolaire précoce, en particulier dans l’enseignement du français. Ce qui réunit ces deux objets est le processus d’institutionnalisation de conceptions militantes (par le biais de politiques publiques), qui parce qu’elles apparaissent comme novatrices, vont échapper, avec le temps, à toute remise en question, alors même qu’elles participent à la reproduction des inégalités à la fois genrées et de classe sociales.

 

Sandrine Garcia